« Qu’ils soient en classe régulière ou spéciale, les élèves en difficulté devraient disposer d’un matériel scolaire conforme à leurs besoins, estime Judith Beaulieu, professeure et chercheuse au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec en Outaouais. « En troisième année, le programme de l’école québécoise exige que les enfants n’apprennent plus la lecture comme telle, mais apprennent plutôt en lisant,observe-t-elle. Le texte se complexifie donc au même rythme que les matières. Voilà pourquoi les jeunes en troisième année qui ont déjà des difficultés d’apprentissage se retrouvent devant un mur. Ils ont besoin de phrases et de textes plus courts pour comprendre ce qu’on leur enseigne. Un retard en lecture a donc des répercussions dans toutes les matières, y compris les mathématiques, parce que les situations-problèmes y sont de plus en plus longues. »» Suite de l'article, Le Devoir.